La relation d’aide au travers de l’écoute bienveillante.

Cette semaine (qui débute par un jour magnifique de ciel bleu), c’est mon amie Céline qui nous propose un nouvel article.

Aider l’autre ne veut pas dire lui conseiller ce qu’il « devrait » faire pour être mieux. Aider l’autre c’est lui permettre de retrouver son pouvoir et lui donner les moyens de s’aider soi-même.

La véritable écoute

Selon Carl Rogers et le courant de l’Approche Centré sur la Personne,voici les trois attitudes qui sont les bases d’une véritable écoute : avoir un regard positif inconditionnel, un sentiment d’empathie et être congruent.

Cette acceptation de l’autre, là où il est, avec ses difficultés, ses contradictions, ses conflits, qui font parfois résonance aux nôtres, conduit l’aidé à commencer à s’accepter lui-même.

Pour la personne, se sentir écoutée c’est se sentir comprise, c’est aussi reconnaître ce qu’elle ressent et pouvoir se connecter à elle-même.

l'écoute bienveillante

Accueillir et soutenir

Le thérapeute reçoit l’autre, là où il en est, l’écoute et lui donne les moyens d’exprimer sa réalité intérieure en s’ouvrant à ce qui est, au lieu de s’y enfermer.

Ce mouvement naturel se met en place dans le sens de ce qui es bon pour la personne.

Selon Carl Rogers, tout être vivant, est animé par une tendance actualisante, une tendance qui le pousse à utiliser au mieux ses ressources présentes dans la situation, une tendance à se développer vers un mieux-être. Le thérapeute est juste là pour offrir les bonnes conditions à ce mouvement naturel.

Un cas concret…

Je pense à un enfant de 7 ans très agité en classe et qui avait beaucoup de peine à se concentrer. Il est arrivé dans ma salle de thérapie pour travailler sur ses symptômes.

Au fur et à mesure de la thérapie, l’enfant vivait des choses difficiles à la maison (séparation des ses parents, violence familiale, incendie de sa maison…).

Ne pouvant influencer et le protéger de ce qu’il vivait, j’ai offert à cet enfant, un espace thérapeutique et une écoute bienveillante, où en ma présence, il pouvait laisser exprimer ses vécus intérieurs.

Son besoin a été de répéter plusieurs fois le même genre de jeu symbolique: il se construisait un château avec de hauts murs et il attaquait le mien pour le détruire en utilisant des bombes.

Son besoin de détruire le château de l’autre, de l’ennemi menaçant, s’est transformé petit à petit au respect du château de l’autre et non plus au besoin de le détruire.

Après plusieurs séances, où cet enfant a exprimé à la fois de l’agressivité ainsi qu’un grand besoin de protection, ses blessures se sont adoucies et il a pu mettre des mots sur son vécu. En classe, il était alors moins agité et arrivait mieux à se concentrer.

Ce mouvement naturel de reconstruction, après le chaos et les difficultés, a pu émerger, entre autres, grâce à cet espace thérapeutique.

Cet enfant m’a montré qu’au travers des épreuves qui peuvent, à un moment donné, sembler nous anéantir, notre force de vie et notre capacité de résilience est bien là et elles demandent juste à être accompagnées par un thérapeute ou tout autre relation d’aide.

En conclusion

Lorsque nous accompagnons des personnes ou des enfants en difficultés, n’oublions pas qu’avant de donner des conseils, il est important de laisser cette place d’écoute et d’attention bienveillante.

Crédit photos: flickr.com / ravitch / petalouda62

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7 comments

  • mamodea on 28 mai 2013 at 11 h 42 min said:

    Bonjour !

    excellent article ! j ai beaucoup aimé l exemple de l enfant , j ai le même à la maison , tres turbulent pourtant on n a pas de souci familial

  • Herrero Susana on 29 mai 2013 at 22 h 09 min said:

    L’écoute active, la compassion, la compréhension, l’empathie sont encore plus thérapeutiques que la thérapie elle-même parfois. Car lorsqu’on est accueilli, sans jugement, la détente et la sensation d’être accepté tel que l’on est, permet une libération et un allégement qui ouvrent toutes les portes à nouveau. C’est parfois plus difficile d’avoir cette attitude avec nos proches, car nous voulons les aider, qu’ils sortent au plus vite de leur souffrance, et voilà que nous leur donnons des conseils, des avis, une réflexion…Comment être avec nos très proches, nos amis, nos collègues, face à leur souffrance? Surtout quand on sait au fond de nous souvent quel est le problème… ça a été mon challenge et ça l’est encore, c’est pourquoi de lire ces lignes me font encore et toujours du bien, comme si par ces lignes je recevais mois aussi cette écoute du coeur dont tu parles. Merci!

  • Axel on 15 juin 2013 at 10 h 52 min said:

    Je trouve cet article très juste, cela ne paraît pas si important pour de nombreuses personnes mais savoir écouter les gens dans tout ce qu’ils ont à exprimer, d’une manière bienveillante et sans juger, les amener parfois à exprimer, car par habitude de ne pas être écouté ils retiennent souvent ces choses pour eux, on tisse un lien très fort et on permet aux gens de se retrouver.

    • Bastien on 15 juin 2013 at 18 h 40 min said:

      Merci pour ce merveilleux commentaire Cher Axel. Je suis persuadé en effet que l’écoute bienveillante est plus profonde que les conseils…

  • MARIE on 18 février 2015 at 19 h 51 min said:

    Bonjour,
    J’aimerais citer la phrase « Aider l’autre c’est lui permettre de retrouver son pouvoir et lui donner les moyens de s’aider soi-même. » Connaissez-vous son auteur?

    • Bastien Palmilha on 18 février 2015 at 20 h 59 min said:

      Bonjour, c’est mon amie Céline qui l’a écrite. Vous pouvez donc citer Céline (Viedebonheur.ch)
      Belle soirée
      Bastien